Autonomie décisionnelle au travail

Révisé le 5 août 2020

L’autonomie décisionnelle, aussi appelée latitude décisionnelle, renvoie à la possibilité d’exercer un certain contrôle sur son travail, à celle d’utiliser ses compétences et d’en développer de nouvelles. En pratique, avoir la possibilité de prendre des décisions concernant son travail (ex. : avoir une marge de manœuvre dans le choix des méthodes de travail, être impliqué lors de changements organisationnels), pouvoir faire preuve d’initiative ainsi que d’user de sa créativité sont des éléments qui influencent positivement l’autonomie en milieu de travail.

Une faible autonomie décisionnelle constitue un facteur de risque à la santé. Le risque d’éprouver de la détresse psychologique et de développer des problèmes de santé augmente d’ailleurs lorsque cette faible autonomie est combinée à une charge de travail élevée. Ce risque est également accru si la personne évolue dans un milieu de travail où le soutien social est faible. Pourtant, près d’un travailleur québécois sur deux rapportait en 2011 avoir une faible autonomie dans son travail (EQCOTESST). Les organisations se doivent donc d’adresser ce risque psychosocial considérant également que le niveau d’autonomie dans nos milieux de travail est, de manière générale, en baisse.

En contrepartie, une autonomie décisionnelle élevée a un effet protecteur pour la santé. Elle constitue un levier à la motivation et au bien-être au travail. Elle permet ainsi une plus grande satisfaction au travail, une meilleure santé, une performance accrue et une rétention significative du personnel.

Afin de sensibiliser et d’outiller sa clientèle, l’APSAM a regroupé en cette page des ressources pertinentes sur l’autonomie décisionnelle.