Agressions canines : méthodes de travail sécuritaires

Révisé le 15 juillet 2020

Afin de réduire le risque d’agression canine, des méthodes de travail sécuritaires doivent être développées, en tenant compte des tâches effectuées par les travailleurs et du contexte de celles-ci. Par exemple, le travail d’un patrouilleur canin qui doit intervenir dans un parc à chiens diffère du travail d’un inspecteur municipal qui intervient à la résidence de citoyens. Ainsi, vos méthodes de travail devront refléter ces réalités.

Pour vous aider dans leur élaboration, nous vous présentons, en plus des généralités, des éléments importants à considérer selon différentes situations de travail. Les recommandations présentées visent d’abord et avant tout à éviter qu’un chien libre ne se retrouve près d’un travailleur. Dans l’éventualité où ce n’est pas possible, en raison du type de travail effectué, d’autres recommandations sont présentées afin que les travailleurs adoptent des comportements sécuritaires en présence d’un chien.

Il est important de mentionner que les recommandations formulées dans ces pages ne constituent pas une liste exhaustive et qu’elles doivent être adaptées ou bonifiées en fonction de la réalité du travail. Enfin, il est essentiel d’informer et de former les travailleurs sur les méthodes de travail développées et de s’assurer de leur application.

Nous vous invitons à consulter les sections suivantes pour prendre connaissance des recommandations énoncées en fonction de différentes situations de travail :

Généralités
Interventions sur le terrain extérieur d’une propriété privée et en milieu rural
Interventions à l’intérieur d’un domicile
Interventions sur un terrain public
Interventions dans un parc canin
Interventions en présence d’un chien en liberté

Généralités

À retenir

À tout moment, peu importe l’intervention ou la tâche à réaliser, si vous jugez que ce n’est pas sécuritaire, il ne faut pas hésiter à vous retirer. Fiez-vous à votre instinct. Il sera toujours le temps de refaire l’intervention ou la tâche ultérieurement et, au besoin, différemment. Informez votre supérieur immédiat de la situation.

En cas de danger immédiat

Si le chien est très menaçant et que vous craignez pour votre sécurité immédiate, la meilleure posture à adopter est de se placer en boule au sol, les mains croisées, en protégeant votre visage et votre cou.

Si vous craignez d’adopter cette posture par peur de vous mettre en position de vulnérabilité, sachez qu’un chien qui ne voulait pas vous agresser ne vous agressera pas plus et un chien qui était agressif se calmera, et ce, de façon générale. Cette posture est mieux que de prendre le risque de subir une agression.

En tout temps :

  • Connaissez et respectez votre rôle dans le but d’éviter des situations à risque d’agression de la part du chien et dans certains cas, du propriétaire.
  • Ne confrontez pas le chien en le regardant de face et ne lui tournez pas le dos (ne pas être une menace).
  • Évitez d’entrer en confrontation avec l’animal. Votre peau et vos muscles sont plus fragiles que la mâchoire et les dents du chien.
  • Ne touchez pas au chien et ne courez pas après lui. Si vous voulez montrer au propriétaire que vous êtes amical avec son chien, privilégiez les paroles plutôt que le toucher. Par exemple, vous pouvez mentionner : « Il est beau votre chien », « Il a un beau pelage ».
  • Ne vous fiez pas au propriétaire du chien. Nombreux vous diront que leur chien ne vous fera pas de mal, mais la prudence est toujours de mise. Tout chien peut mordre dans certaines circonstances, en fonction de son état et du contexte.
  • Évitez de surprendre le chien, que ce soit par des bruits soudains, des mouvements inopinés et brusques ou en l’abordant par-derrière.
  • La tension ou l’état émotionnel du propriétaire influence l’état du chien. Si votre intervention génère de la tension chez le propriétaire, soyez encore plus vigilant.
  • Un chien peut devenir agressif pour plusieurs raisons : tout ce qu’il perçoit comme une menace suffisante peut l’amener à mordre. C’est la raison pour laquelle il est important de connaître les attitudes à adopter pour prévenir ces situations.
  • Tout ce qui fait que le chien perçoit moins bien les traits et les expressions du visage (ex. : le port de casquette ou de foulard masquant le visage) a tendance à augmenter l’anxiété de celui-ci.
  • L’uniforme ainsi que les équipements de travail (ex. : outils qui font du bruit ou leur forme) peuvent inspirer de la crainte aux chiens : demeurez vigilants. Par exemple, un chien qui aurait déjà été frappé par un balai pourrait être énervé à la vue de celui-ci dans un parc.
  • Une grande part des cas d’agressions sont perpétrés par des chiens anxieux. Un chien qui a peur est un chien qui doit être considéré comme potentiellement dangereux.
  • Respectez vos limites et ne jouez pas au brave, car le chien ressent la peur de l’humain. La peur en elle-même ne déclenche pas l’agression, mais les personnes qui ont peur sont plus vulnérables à cause de leurs mauvaises réactions (ex. : mouvements brusques). Par exemple, un mouvement anodin du chien pourrait déclencher des gestes brusques chez l’humain et entraîner une réaction en chaîne.
  • Si votre travail exige de vous approcher du chien (ex. : vérifier sa médaille), demeurez attentif à la manière dont le chien réagit aux contraintes du propriétaire. Plus le chien semble réticent, plus grand est le risque de morsure.

Interventions sur le terrain extérieur d’une propriété privée et en milieu rural

En fonction de la situation, évaluez la possibilité de réaliser l’intervention en demeurant à l’intérieur de votre véhicule (ex. : observer le revêtement extérieur d’une résidence).

Voici quelques actions à privilégier pour les interventions sur le terrain extérieur d’une propriété privée :

  • S’il existe un registre de consignation des informations encadrant la possession d’animaux, consultez le dossier du citoyen afin de vérifier la présence d’un chien à ce domicile ou aux alentours.
  • S’il y a prise de rendez-vous téléphonique, validez auprès du citoyen la présence ou non d’un chien et demandez-lui de tenir le chien à l’écart lors de l’intervention.
  • Dès votre arrivée chez le citoyen, si vous êtes en véhicule, stationnez le plus près du lieu de l’intervention. En fonction de la situation et dans la mesure du possible, laissez les portes déverrouillées : cela pourrait vous servir si vous devez vous y réfugier rapidement.
  • À partir de l’intérieur de votre véhicule, faites une analyse de l’environnement afin d’être en contrôle de celui-ci et être préparé à réagir à un risque imminent.
  • Vérifiez la présence d’un chien :
    • Repérez les indices de présence d’un chien : niche, corde autour d’un arbre, laisse, jouets, affiche, bols de nourriture/eau, excréments, pelouse endommagée, trous sous une clôture, zones ou tracés sur la pelouse, porte-moustiquaire déchirée ou avec des traces de griffes.
    • Repérez visuellement les issues par où le chien pourrait passer pour vous atteindre (porte pour chien, porte-fenêtre, espace dans une clôture, etc.).
    • Si vous utilisez le klaxon ou un sifflet pour signifier votre présence à l’animal, il est important de savoir que ces équipements peuvent avoir pour effet d’augmenter le niveau de stress de l’animal et réduire son seuil de tolérance. Ainsi, ces équipements sont à utiliser en toute connaissance des impacts qui peuvent être générés chez l’animal. Néanmoins, si l’utilisation d’un klaxon ou d’un sifflet demeure une solution envisagée pour avertir de votre présence, assurez-vous d’attendre plusieurs secondes avant de sortir du véhicule, pour laisser le temps au chien de se manifester.
    • Si le chien se manifeste et que vous êtes déjà hors de votre véhicule, ne faites pas de mouvement brusque et n’avancez pas rapidement vers lui.
    • Assurez-vous que le chien vous a vu ou faites du bruit graduellement pour signaler votre présence et ainsi éviter la surprise du chien. Par exemple, il est suggéré de parler à voix haute (sans crier), ou de donner des petits coups sur un objet dur.
  • Si c’est possible, avant d’accéder à la propriété, communiquez avec le propriétaire des lieux pour l’aviser de l’intervention et de votre arrivée.
    • Si vous prenez contact avec le citoyen par téléphone et qu’il confirme la présence d’un chien, faites formellement la demande de garder le chien à l’intérieur du domicile jusqu’à ce que vous quittiez les lieux.
    • Si vous vous rendez à la porte du citoyen, après avoir sonné ou frappé, évaluez la situation. Si vous croyez qu’un chien est présent (ex. : jappements), jugez des meilleures options pour éviter qu’il vous atteigne. Selon le contexte, il peut être judicieux de s’éloigner pour se donner un temps de réaction, mettre un objet devant soi (ex. : cahier de notes, valise) ou tenir la poignée de porte. Si un chien est présent, faites formellement la demande au propriétaire de garder l’animal à l’intérieur du domicile jusqu’à ce que vous quittiez les lieux.
    • Même sans indice signalant la présence d’un chien, il est recommandé de valider votre perception avec le citoyen, quant à l’absence de l’animal. Si au contraire on vous confirme la présence d’un chien, faites formellement la demande au propriétaire de garder le chien à l’intérieur du domicile jusqu’à ce que vous quittiez les lieux.
  • Si vous ne pouvez pas communiquer avec le citoyen et que vous ne maîtrisez pas l’environnement ou la situation, reportez votre intervention et informez votre supérieur immédiat.
  • À la fin de l’intervention, si un registre de consignation des informations concernant la possession d’animaux existe, il est important d’inscrire la présence d’un chien à cette adresse (si ce n’est pas déjà fait).

Voici quelques recommandations supplémentaires à appliquer en milieu rural :

  • De façon générale, il y a plus de possibilités de retrouver des chiens en liberté dans les secteurs ruraux, ce qui peut influencer le déroulement d’une intervention. Par exemple, une visite extérieure peut se dérouler à un domicile où il n’y a pas de chien, mais celui d’un voisin surgit sans qu’on s’y attende. Il est donc recommandé d’agir comme s’il y avait un chien et d’évaluer l’applicabilité des recommandations présentées dans la section Intervention sur un terrain extérieur d’une propriété privée.
  • Redoublez de vigilance et stationnez le plus près du lieu de l’intervention. En fonction de la situation et dans la mesure du possible, laissez les portes déverrouillées. Cela pourrait vous servir si vous devez vous y réfugier rapidement.
  • En cas de poursuite par un chien, même si cela va à l’encontre des réflexes humains, il est préférable de ralentir le pas, voire même de cesser tout mouvement. Lorsqu’ils sont poursuivis par un chien, les gens ont habituellement la réaction de fuir. Malheureusement, il arrive fréquemment que la fuite augmente le degré d’excitation du chien et empire la situation. Il est donc préférable de ralentir le pas et même d’arrêter d’avancer.

Interventions à l’intérieur d’un domicile

En fonction de la situation, évaluez d’abord la possibilité de réaliser votre intervention en demeurant près de la porte d’entrée. Si la discussion avec le citoyen peut se faire à l’extérieur du domicile plutôt qu’à l’intérieur, il peut être judicieux d’opter pour ce choix.

Voici quelques recommandations à privilégier lors d’une intervention à l’intérieur du domicile :

  • S’il existe un registre de consignation des informations encadrant la possession d’animaux, consultez le dossier du citoyen afin de vérifier la présence d’un chien à ce domicile ou aux alentours.
  • S’il y a prise de rendez-vous téléphonique, validez avec le citoyen la présence ou non d’un chien et donnez-lui les consignes à respecter lors de l’intervention, c’est-à-dire de tenir le chien à l’écart.
  • Dès votre arrivée chez le citoyen, si vous êtes en véhicule, stationnez le plus près du lieu de l’intervention. En fonction de la situation et dans la mesure du possible, laissez les portes déverrouillées : cela pourrait vous servir si vous devez vous y réfugier rapidement.
  • De l’intérieur de votre véhicule, faites une analyse de l’environnement afin d’être en contrôle de celui-ci et être préparé à réagir à un risque imminent.
  • Vérifiez la présence d’un chien :
    • Repérez les indices de présence d’un chien : niche, corde autour d’un arbre, laisse, jouets, affiche, bols de nourriture/eau, excréments, pelouse endommagée, trous sous une clôture, zones ou tracés sur la pelouse, porte-moustiquaire déchirée ou avec des traces de griffes.
    • Repérez visuellement les issues par où le chien pourrait passer pour vous atteindre (porte pour chien, porte-fenêtre, espace dans une clôture, etc.).
    • Si vous utilisez le klaxon ou un sifflet pour signifier votre présence à l’animal, il est important de savoir que ces équipements peuvent avoir pour effet d’augmenter le niveau de stress de l’animal et réduire son seuil de tolérance. Ainsi, ces équipements sont à utiliser en toute connaissance des impacts qui peuvent être générés chez l’animal. Néanmoins, si l’utilisation d’un klaxon ou d’un sifflet demeure une solution envisagée pour avertir de votre présence, assurez-vous d’attendre plusieurs secondes avant de sortir du véhicule, pour laisser le temps au chien de se manifester.
    • Assurez-vous que le chien vous a vu ou faites du bruit graduellement pour signaler votre présence et ainsi éviter la surprise du chien. Par exemple, il est suggéré de parler à voix haute (sans crier) ou de donner des petits coups sur un objet dur.
  • Communiquez avec le propriétaire des lieux pour l’aviser de l’intervention et de votre arrivée.
    • Si vous prenez contact avec le citoyen par téléphone, demandez-lui s’il y a présence d’un chien et, si applicable, faites formellement la demande d’isoler le chien dans une pièce ou dans une cage jusqu’à ce que vous quittiez les lieux.
    • Si vous vous rendez à la porte du citoyen, après avoir sonné ou frappé, évaluez la situation. Si vous croyez qu’un chien est présent (ex. : jappements), jugez des meilleures options pour éviter qu’il vous atteigne. Selon le contexte, il peut être judicieux de s’éloigner pour se donner un temps de réaction, mettre un objet devant soi (ex. : cahier de notes, valise) ou tenir la poignée de porte. Demandez si un chien est présent et, si applicable, faites formellement la demande d’isoler le chien dans une pièce ou dans une cage jusqu’à ce que vous quittiez les lieux.
    • Même sans indice signalant la présence d’un chien, il est recommandé de valider votre perception avec le citoyen, quant à l’absence de l’animal. Si au contraire on vous confirme la présence d’un chien, faites formellement la demande au propriétaire d’isoler le chien.
      • Le client refuse? Évaluez la situation et si vous jugez qu’elle ne représente pas un risque pour votre santé et votre sécurité, exigez du citoyen qu’il tienne son chien en laisse, à l’écart, durant toute la durée de l’intervention.
      • Le client persiste dans son refus de mettre son chien à l’écart (cage, pièce ou laisse)? Il est recommandé de renoncer à faire l’intervention et d’informer votre supérieur immédiat.
    • Si le citoyen est absent, apposez un carton pour l’informer à l’avance que son chien devra être mis à l’écart durant l’intervention qui aura lieu ultérieurement.
  • Si le chien se manifeste alors que vous êtes hors de votre véhicule, ne faites pas de mouvement brusque et n’avancez pas rapidement vers lui.
  • En tout temps, utilisez le matériel de travail (ex. : cahier de notes, valise, sac, coffre à outils) que vous avez déjà avec vous comme bouclier (le tenir devant soi). Si ce matériel n’est pas mis brusquement devant vous, il ne devrait pas avoir comme effet de provoquer le chien.
  • Si vous devez sortir et entrer à nouveau dans le domicile pendant la même intervention, vérifiez que le chien est toujours à l’écart.
  • Ne jamais tenir pour acquis que l’animal agira de façon identique à chaque visite.

Interventions sur un terrain public

Voici quelques recommandations à privilégier lors d’une intervention sur un terrain public (ex. : une rue, un parc, un terrain de jeu) :

  • Si vous êtes en véhicule, stationnez le plus près du lieu de l’intervention. Si un chien est présent, sachez que le mouvement d’un véhicule peut lui inspirer la peur, adaptez votre vitesse en conséquence. En fonction de la situation et dans la mesure du possible, laissez les portes du véhicule déverrouillées. Cela pourrait vous servir si vous devez vous y réfugier rapidement.
  • Dès votre arrivée, faites une analyse de votre environnement afin d’être en contrôle de celui-ci et d’être prêt à réagir à un risque imminent.
  • Vérifiez la présence de chiens dans les environs :
    • Si vous utilisez le klaxon ou un sifflet pour signifier votre présence à l’animal, il est important de savoir que ces équipements peuvent avoir pour effet d’augmenter le niveau de stress de l’animal et réduire son seuil de tolérance. Ainsi, ces équipements sont à utiliser en toute connaissance des impacts qui peuvent être générés chez l’animal. Néanmoins, si l’utilisation d’un klaxon ou d’un sifflet demeure une solution envisagée pour avertir de votre présence, assurez-vous d’attendre plusieurs secondes avant de sortir du véhicule, pour laisser le temps au chien de se manifester.
    • Assurez-vous que le chien vous a vu ou faites du bruit graduellement pour signaler votre présence et ainsi éviter la surprise du chien. Par exemple, il est suggéré de parler à voix haute (sans crier), ou de donner des petits coups sur un objet dur.
    • Ne faites pas de mouvement brusque et ne vous avancez pas rapidement vers le chien.
  • Demandez formellement que les propriétaires tiennent leurs chiens en laisse, à une distance sécuritaire de vous. Mentionnez qu’il s’agit d’une norme de sécurité et rappelez-leur la réglementation applicable s’il refuse de mettre son chien en laisse.
  • Parlez au propriétaire devant un obstacle (ex. : une poubelle, un muret, une clôture, un banc), et ce, même si le chien est en laisse.
  • Si l’intervention avec le propriétaire est tendue, redoublez de prudence face au chien. L’émotion de celui-ci peut influencer le comportement du chien.
  • En présence d’un chien en liberté, suivre les consignes énumérées dans la section Interventions en présence d’un chien en liberté.

Interventions dans un parc canin

Dans les parcs canins, les situations sont très diversifiées et il est primordial d’avoir une aisance à comprendre le langage canin. Par conséquent, il est recommandé d’avoir suivi une formation spécifique reliée aux interventions dans ce contexte.

Voici quelques recommandations à privilégier lors d’une intervention dans un parc canin :

  • Parlez au propriétaire à l’extérieur du parc (avec la clôture comme obstacle entre vous, le propriétaire et son chien).
  • Si le chien est en laisse dans un parc à chiens, il faut redoubler de prudence et éviter d’approcher le propriétaire et le chien. En effet, un chien en laisse est généralement plus réactif. Ceci est encore plus vrai dans un parc canin parce que tous les autres chiens sont libres de l’approcher alors que lui ne peut pas s’éloigner.
  • N’utilisez pas de friandise pour attirer un chien (ex. : si vous voulez vérifier sa médaille). Cette situation pourrait attirer d’autres chiens et créer des conflits entre eux.
  • N’intervenez pas dans les batailles entre chiens.
  • Pour la vérification de la médaille d’un chien, limitez autant que possible la manipulation de la médaille de façon à garder votre visage à une distance sécuritaire du chien. Approchez le propriétaire et demandez qu’il appelle son chien. Par la suite, demandez qu’il vous donne le numéro de la médaille ou qu’il vous la présente, et prenez une photo à distance.
  • Soyez attentif à la manière dont le chien réagit aux contraintes du propriétaire pour l’observation de la médaille : plus le chien semble réticent, plus le risque de morsure est grand.
  • Si l’intervention avec le propriétaire est tendue, redoublez de prudence face au chien. L’émotion de celui-ci peut influencer le comportement du chien.
  • Dans l’éventualité où un propriétaire de chien refuse de collaborer, expliquez votre mandat et la réglementation applicable. N’insistez pas auprès de lui et ne tentez pas de le rattraper s’il fuit. Faites appel au service de police, si nécessaire.

Interventions en présence d’un chien en liberté

  • Demandez au propriétaire de mettre en laisse son chien ou, au mieux d’isoler son chien, en lui rappelant la réglementation applicable, s’il y a lieu.
  • Si vous ne devez pas intervenir directement avec le chien, évitez de vous diriger vers celui-ci. Ne faites pas de mouvement brusque et ne vous avancez pas rapidement vers le chien.
  • Si vous devez absolument vous déplacer en présence d’un chien en liberté, assurez-vous qu’il a une porte de sortie et faites des détours.
  • Ne confrontez pas le chien. La posture sécuritaire à adopter en sa présence est debout, les mains vers le bas, en regardant de côté (ne fixez pas les yeux du chien).
  • Certains équipements et outils de travail peuvent effrayer les chiens : demeurez vigilant. Par exemple, le bruit généré par une scie dans une rue ou la vue d’un balai lors de l’entretien des parcs pourrait avoir pour effet d’inspirer la crainte à un chien.
  • Dans l’éventualité où vous devez attraper un chien pour le récupérer (ex. : un chien en liberté qu’on doit capturer), mais que celui-ci refuse d’obéir, il est préférable de tenter de l’attirer (ex. : avec des friandises) que de le déjouer. Il ne faut pas courir après lui ni le surprendre; cette situation pourrait causer un risque supplémentaire.

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