Charge de travail

Révisé le 17 octobre 2019

La charge de travail est un facteur de risque important à aborder en raison de l’impact négatif qu’il peut avoir sur la santé physique et psychologique des travailleurs et sur l’organisation. Contrairement à la pensée populaire, la charge ne se définit pas seulement par la quantité de travail à accomplir et par le temps disponible pour le réaliser. Il s’agit d’un concept beaucoup plus complexe à définir qui est influencé par différentes variables (ex. : complexité du travail, imprévus, demandes informelles).

Également, il est important de mentionner que pour un même travail, la charge ressentie peut être différente d’un individu à l’autre, notamment en raison de modulateurs organisationnels (ex. : soutien du gestionnaire et des collègues, autonomie dans le travail, outils disponibles) et personnels (ex. : expérience de l’employé, état de santé physique et psychologique, niveau d’énergie).

Afin de sensibiliser et d’outiller sa clientèle, l’APSAM a regroupé en cette page des ressources pertinentes sur cette thématique.

Ressources offrant un aperçu du concept de charge de travail

  • Fiche 2-A : Indicateur « Charge de travail » (INSPQ)
    En plus de définir la charge de travail, cette fiche de l’Institut national de santé publique du Québec présente des exemples de pratiques concrètes pouvant influencer positivement ce facteur. L’évaluation de la charge de travail y est aussi abordée.
  • La charge de travail, c’est une question d’équilibre (ASSTSAS)
    Cet article met en évidence l’importance de l’évaluation de la charge puisque celle-ci peut être de plusieurs types (physique, cognitive, émotionnelle, adaptative), modulée par des facteurs personnels et organisationnels, et peut avoir plusieurs composantes (prescrite, réelle, perçue). L’implication des gestionnaires et des employés dans ce processus d’évaluation est aussi abordée.
  • Charge de travail : comprendre et agir efficacement (Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail, Université Laval)
    Ce webinaire, présenté par M. Pierre-Sébastien Fournier de l’Université Laval, résume bien la question de la charge de travail (environ 50 min). Il est aussi possible de consulter la présentation PowerPoint directement.
  • 10 questions sur : La charge de travail (ANACT/ARACT)
    Sous forme de questions/réponses, ce document aborde différents éléments en lien avec la charge de travail. Par exemple : les conséquences de la surcharge, l’influence de l’environnement numérique sur la charge de travail et l’évaluation de la charge.
  • Gestion de la charge de travail (Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West)
    Cette page Web inclut plusieurs outils destinés aux gestionnaires voulant animer une discussion avec leurs employés sur la charge de travail. On y trouve une présentation PowerPoint ainsi qu’un guide permettant de la présenter. Des vidéos à l’intention de l’animateur et des participants sont aussi disponibles.

Conséquences possibles

L’exposition à une surcharge de travail peut entraîner diverses conséquences. Du point de vue de l’individu, cela peut se traduire par un niveau de stress élevé, une baisse de la satisfaction au travail, des troubles musculosquelettiques, etc. Pour l’organisation, les impacts peuvent être une hausse de l’absentéisme et du présentéisme, une baisse de la créativité des employés, etc. Également, la charge de travail des gestionnaires est importante à considérer, notamment en raison de l’impact que cela peut avoir sur leurs équipes (ex. : temps disponible auprès des employés pour discuter de leur charge de travail et leur offrir le soutien nécessaire).

La surcharge de travail peut aussi faire partie des facteurs menant à un épuisement professionnel, souvent appelé burnout. Certaines sources placent aussi la perception de surcharge de travail comme signe révélateur d’un épuisement professionnel.

Pour en apprendre davantage sur l’épuisement professionnel/burnout :

L’ennui au travail, aussi nommé bore-out par opposition au burnout, est quant à lui une conséquence possible à la sous-charge de travail. Bien qu’elle soit moins documentée que la surcharge, ses conséquences peuvent être aussi néfastes. La sous-charge n’implique pas seulement une quantité moindre de travail, mais peut aussi survenir lorsque la tâche ne requiert pas l’utilisation des compétences du travailleur.

Pour en apprendre davantage sur l’ennui au travail/bore-out :

Ce que la recherche en dit

Voici quelques projets de recherche abordant la charge de travail :