Sécurité incendie

Révisé le 9 janvier 2018

Un pompier peut faire face à de nombreuses situations dangereuses lorsqu'il est en intervention. Le respect des méthodes de travail, jumelé à une bonne gestion des lieux et des intervenants, permet de contrôler les risques inhérents au métier de pompier.

Sommaire de la page :

Documents de l'APSAM
Autres documents d'intérêt
Casernes
Risques à la santé
Risques liés à l'électricité
Liquides biologiques
Développement d'une culture de sécurité au travail
Les communications radio
Sécurité et prévention des coups de chaleur
Code national de prévention des incendies
Sécurité et prévention en conditionnement physique
Portrait sociologique, santé psychologique et mentale
Rapports d'enquête d'accident et communiqués de presse de la CNESST
La revue Firefighting in Canada et sa chronique Back to Basics
À la fin de la page, vous trouverez également les derniers articles du blogue, les publications et thèmes pertinents et la section Foire aux questions.

Documents de l'APSAM pouvant vous être utiles

Autres documents d'intérêt

Casernes

Risques à la santé

Risques liés à l'électricité

Liquides biologiques

Développement d'une culture de sécurité au travail pour les pompiers

Les communications radio pour les services de sécurité incendie

Sécurité et prévention des coups de chaleur

Code national de prévention des incendies

Le Code national de prévention des incendies peut être acheté auprès du Conseil national de recherches du Canada.
 

Sécurité et prévention en conditionnement physique

Portrait sociologique, santé psychologique et mentale des pompiers

Rapports d'enquête d'accident et communiqués de presse de la CNESST

La revue Firefighting in Canada et sa chronique Back to Basics

Publiée depuis 50 ans, la revue Firefighting in Canada est un incontournable pour les gens du milieu de l’incendie. Elle offre de précieux conseils et renseignements sur les méthodes de travail, les nouveautés et partage beaucoup d’informations pour les gens du milieu incendie à travers le Canada.

Avec sa chronique mensuelle Back to Basics, la revue Firefighting in Canada permet à tous les pompiers et les pompières de se remémorer les différentes méthodes sécuritaires de travail. Nous vous invitons à la consulter régulièrement.

Articles

Poste de commandement mobile avec aire de réhabilitation

26 Octobre 2018 La Régie intermunicipale d'incendie du Lac Saint-François est pour la région de Longueuil - Secteur Montérégie Ouest aux Grands prix santé et sécurité du travail de la CNESST 2018 pour un poste de commandement mobile avec aire de réhabilitation.

Simulateur démontable d'un pompier en détresse

30 Octobre 2017 Le Service de sécurité incendie de l'agglomération de Longueuil est finaliste pour la région de Longueuil et secteur Montérégie-Ouest aux Grands prix santé et sécurité du travail de la CNESST 2017 pour un simulateur démontable d'un pompier en détresse.

Enrouleur à tuyau automatique

16 Octobre 2017 Le Service de sécurité incendie de Dolbeau-Mistassini est lauréat pour la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean aux Grands prix santé et sécurité du travail de la CNESST 2017 pour un enrouleur à tuyau automatique.
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Publications

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FAQ

La réponse suivante s’applique à l’ensemble des équipements de protection individuels pour la lutte contre les incendies : casque, cagoule, gants, manteau, pantalon et les bottes.

Considérant que les normes NFPA ne sont pas réglementées au Québec, il faut interpréter les obligations de l’employeur selon l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail et plus particulièrement, les articles 51.11 et 51.7.

L’article 51.11 mentionne que : « L’employeur doit notamment fournir gratuitement au travailleur tous les moyens et équipements de protection individuels […] ou, le cas échéant, les moyens et équipements de protection individuels ou collectifs déterminés par règlement […]. » Comme la législation québécoise ne possède pas de règlement pour les équipements de protection individuels pour la lutte contre les incendies, on doit se tourner vers l’article 51.7.

Celui-ci mentionne que l’employeur doit notamment fournir un matériel sécuritaire et assurer son maintien en bon état. Il y a deux volets pertinents à cet article :

  1. Fournir un matériel sécuritaire.
  2. Assurer son maintien en bon état.

Dans le cas de la notion de fournir un matériel sécuritaire, l’employeur doit s’assurer que l’équipement de protection individuel pour la lutte contre les incendies utilisé par les pompiers rencontre les standards reconnus par le milieu ou par une norme de référence reconnue. À cet effet, pour les équipements de protection individuels pour la lutte contre les incendies, le standard provient de la norme NFPA 1971. Ce qui veut dire que l’employeur ne peut pas se procurer des équipements de protection individuels pour la lutte contre les incendies qui ne sont pas reconnues et homologués pour réaliser le travail demandé.

En ce qui concerne la notion d’en assurer son maintien en bon état, l’employeur doit s’assurer de respecter, en tout temps, les consignes d’entretien fournies par le fabricant tel que mentionné à la page 7 du Guide des bonnes pratiques : l’entretien des vêtements de protection pour la lutte contre les incendies de la CNESST.

Les fabricants prévoient certains critères concernant la certification des vêtements de protection individuels pour la lutte contre les incendies, entre autres :

  • La réussite de l’inspection de routine et de l’inspection avancée réalisée annuellement par une personne qualifiée ou bien, par un prestataire de service indépendant reconnu et homologué.
  • Le retrait du service des vêtements de protection de plus de 10 ans.

Il est important de noter que les seules entités qui peuvent attester la conformité de l’habit de combat en regard à la protection requise lors d’un incendie est le fabricant ou un prestataire de service indépendant reconnu et homologué. Après un examen minutieux de l’habit de combat, celui-ci confirmera si l’habit de combat offre ou non la protection requise pour les pompiers.

Il y a une exemption pour les vêtements de protection retirés du service afin que ceux-ci puissent être utilisés lors de la formation ou d’interventions qui ne comportent pas d’extinction, de présence de chaleur ni de situation ou la protection mécanique est requise. Pour ce faire, ceux-ci doivent répondre à la condition suivante, définie à la page 19 du Guide des bonnes pratiques : l’entretien des vêtements de protection pour la lutte contre les incendies de la CNESST : « Les vêtements de protection qui ne sont plus certifiés doivent être bien identifiés (marquage) et recensés afin que soit limitée leur utilisation. »

Selon l’article 27 du Règlement sur la santé et la sécurité dans les travaux d'aménagement forestier qui s'applique à tous travaux d'aménagement forestier1 : « Tout travailleur qui effectue l'abattage manuel d'un arbre à l'aide d'une scie à chaîne doit :

  1. avoir reçu et réussi une formation théorique et pratique en matière de santé et de sécurité du travail, selon le contenu du cours «Santé et sécurité en abattage manuel (234-361)» du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport;
  2. être titulaire d'une attestation délivrée par un organisme désigné par la Commission de la santé et de la sécurité du travail, à l'effet qu'il a reçu cette formation et qu'il a réussi l'examen requis. »
     

Mais qu’en est-il pour les travailleurs qui utilisent cet équipement dans d’autres situations que pour des travaux d’aménagement forestier, par exemple les cols bleus et les pompiers?

L’article 27 du Règlement sur la santé et la sécurité des travaux d’aménagement forestier ne s’applique que dans les situations de production et les zones d’abattage massives, ce qui n’est pas le cas dans le milieu municipal.

Toutefois, même si la tâche à effectuer ne répond pas à la description de travaux d’aménagement forestier, l’employeur doit notamment, en vertu de l’alinéa 9 de l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail « informer adéquatement le travailleur sur les risques reliés à son travail et lui assurer la formation, l'entraînement et la supervision appropriés afin de faire en sorte que le travailleur ait l'habileté et les connaissances requises pour accomplir de façon sécuritaire le travail qui lui est confié ».

Cette obligation s’applique d’ailleurs à tous les outils, équipements, machines, produits ou procédés utilisés. Pour ce faire, vous pouvez offrir à vos travailleurs la formation du fabricant, d’un fournisseur, d’un consultant, d’une compagnie spécialisée, d’une maison d’enseignement ou tout simplement votre propre formation maison. Dans tous les cas, elles devront être développées par des personnes compétentes et respecter les prescriptions du fabricant concernant l’utilisation, l’entretien préventif, l’entreposage, la réparation, etc.

1 « Aménagement forestier: l'ensemble des activités comprenant l'abattage et la récolte du bois, l'implantation, l'amélioration, l'entretien et la fermeture d'infrastructure, l'exécution de traitements sylvicoles, y compris le reboisement et l'usage du feu, la répression des épidémies d'insectes, des maladies cryptogamiques et de la végétation concurrente de même que toute autre activité ayant un effet sur la productivité d'une aire forestière. »