Transmission de la COVID-19

Mise à jour : 20 août 2020

En cette période de pandémie de COVID-19, plusieurs employeurs et travailleurs municipaux nous demandent quelles sont les mesures de prévention à prendre pour réduire la transmission de la maladie à coronavirus dans les milieux de travail.

D’entrée de jeu, il faut savoir que les employeurs et les travailleurs ont les mêmes obligations face à la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Pour plus d’informations sur ce sujet, consultez les Questions et réponses – COVID-19 de la CNESST.

De plus, puisqu’il essentiel d’avoir une bonne compréhension d’un risque pour pouvoir le prévenir efficacement, voici quelques informations qui vont vous permettre d’en apprendre davantage sur la transmission de la COVID-19.

Modes de transmission

Selon les informations disponibles à ce jour, la COVID-19 se propage de façon prédominante :

  • par les gouttelettes respiratoires générées lorsqu’une personne infectée parle, tousse ou éternue
  • par contact personnel étroit prolongé, comme un contact direct ou une poignée de main avec une personne infectée

La transmission par voie aérienne opportuniste par de fines gouttelettes de sécrétions respiratoires aérosolisées n’est pas encore bien définie et, selon les données scientifiques actuelles, les experts ne peuvent se prononcer sur l’exclusion d’une transmission par cette voie.

Enfin, la transmission par contacts indirects, soit par les surfaces et objets contaminés, semble possible, mais elle ne représente pas le mode de transmission principal. À noter que la présence du virus sur les surfaces ne signifie pas pour autant qu’il ait conservé son pouvoir infectieux.

Pour plus d’informations, consultez  la section Virus et maladie de la fiche COVID-19 : Mesures de prévention en milieu de travail : recommandations intérimaires (INSPQ).

Environnement intérieur

La viabilité des virus dans un environnement intérieur peut généralement varier en fonction de la température de l’air, le degré d’humidité et selon le type de surface sur lequel ils se déposent. Il est établi que le virus semble survivre plus longtemps sur les surfaces lisses que sur les surfaces poreuses (ex. : tissus).

Selon une recension des études qui a été effectuée par l’INSPQ dans sa fiche COVID-19 : Nettoyage et désinfection de surfaces, la COVID-19 pourrait être détectée :

  • moins de 4 heures sur un revêtement de cuivre;
  • de 3 heures jusqu’à 24 heures sur un revêtement de carton, le papier et sur les vêtements;
  • jusqu’à 7 jours sur l’acier inoxydable, le plastique (polypropylène), la céramique et le verre.

À la lumière de ces informations, est-il nécessaire de prendre des mesures de précaution pour manipuler des objets potentiellement infectés? Il est toujours avisé de mettre l’accent sur le lavage des mains avec de l’eau et du savon après la manipulation d’objets potentiellement contaminés. Au surplus, il faut éviter de toucher les yeux, le nez ou la bouche sans s’être lavé les mains.

Pour en apprendre davantage quant à la viabilité et la transmission de la COVID-19 dans un environnement intérieur, consultez aussi la fiche COVID-19 : Environnement intérieur : Questions-Réponses (INSPQ). Elle aborde, entre autres, la transmission potentielle du virus par le biais des systèmes de ventilation et de climatisation ainsi que l’impact de divers types d’équipements et de dispositifs susceptibles d’être présents dans un milieu de travail (ex. : ventilateurs sur pied, sèche-mains, humidificateurs) et sur le potentiel de dispersion de la COVID-19.

L’APSAM vous invite à consulter sa page Ventilation pour obtenir plus d’informations au sujet de l’opération et de la maintenance des systèmes de ventilation en contexte de pandémie de COVID-19.

Environnement extérieur

La survie du virus sur les surfaces extérieures dépend aussi des conditions environnementales comme la température et l’humidité. Cependant, considérant que la transmission de la COVID-19 se produit principalement lorsqu’une personne infectée projette des gouttelettes à proximité d’une personne à risque et l’important pouvoir de dilution de l’air ambiant, le risque d’être infecté par le virus dans l’environnement extérieur est considéré comme faible lorsque les mesures de distanciation physique, d’hygiène des mains et d’étiquette respiratoire sont respectées.

Il en est de même pour le risque de transmission de la COVID-19 par contact indirect avec des surfaces contaminées du mobilier et des accessoires urbains (ex. : bancs de parc, fontaines d’eau, etc.).

Consultez la fiche COVID-19 : Environnement extérieur (INSPQ) pour en apprendre davantage sur la viabilité et la transmission du virus, entre autres, lors de certains travaux extérieurs (ex. : balayage de rue, soufflage de feuilles).

Enfin, l’APSAM vous invite à consulter sa page Mesures de prévention générales recommandées pour en apprendre davantage sur les mesures à mettre en place afin de réduire le risque de transmission de la COVID-19.

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FAQ

Le risque de transmission de la COVID-19 lors de l’utilisation de fontaines d’eau doit être évalué en fonction des enjeux suivants :

  • La présence de goulots d’étranglement
  • La contamination des surfaces fréquemment touchées (ex. : boutons-poussoirs, robinet)
  • Une mauvaise hygiène des mains

Ce risque de transmission peut être réduit par l’adoption de certaines mesures :

  • Marquer le sol afin de garder un espacement de deux mètres entre les utilisateurs de fontaines d’eau.
  • Ajouter des distributeurs de solutions hydroalcooliques à proximité des fontaines d’eau de manière à ce que les usagers puissent se laver les mains avant et après son utilisation.
  • Nettoyer et désinfecter quotidiennement les fontaines d’eau. À ce sujet, consultez la page Nettoyage et désinfection des surfaces, objets et vêtements.
  • Utiliser une bouteille ou un gobelet individuel pour éviter, comme à l’habitude, de toucher directement le robinet de la fontaine d’eau (ex. : mains, lèvres)

Le risque de transmission de la COVID-19 lors de la prise de douches doit être évalué en fonction des enjeux suivants :

  • La présence de goulots d’étranglement.
  • La contamination des surfaces fréquemment touchées (ex. : commandes de la douche).
  • Le partage de matériel contaminé ou potentiellement contaminé.

Ce risque de transmission peut être réduit par l’adoption de certaines mesures :

  • Favoriser les douches individuelles.
  • Condamner une douche sur deux.
  • Réaménager les horaires (séquencer les douches).
  • Procéder à du marquage au sol pour garder un espacement de deux mètres.
  • Ajouter des barrières physiques suffisamment hautes : soit au moins 30 cm de plus que la personne la plus grande. Envisager une barrière de plus de 220 cm de hauteur ou jusqu’au plafond.
  • Éviter tout partage de matériel : chaque travailleur devrait avoir son propre casier et amener son matériel pour se laver et s’essuyer.
  • Nettoyer et désinfecter les douches et vestiaires. À ce sujet, consultez la page Nettoyage et désinfection des surfaces, objets et vêtements.

  • Sueur : Il n’a pas d’évidence scientifique à l’effet que le virus se transmet par la sueur.
  • Selles : Le virus est présent dans les selles. De l’avis du MSSS, il n’est pas exclu que le virus puisse se transmettre par les selles. Cependant, à l’heure actuelle, il n’existe aucune preuve quant à l’existence d’une voie de transmission fécale orale.
  • Plaie: Il n’existe pas d’évidence scientifique à l’effet qu’une plaie soit un vecteur de transmission. Cependant, il est recommandé de toujours couvrir ses plaies par souci d’hygiène, et en raison de l’existence d’autres virus (ex. : hépatite, VIH).

Le contact peau à peau n’est pas une voie d’exposition très probante et les données disponibles à ce jour laissent croire que le virus ne traverse pas la peau et qu’il doit entrer par des muqueuses (yeux, nez, bouche) pour infecter.

Étant donné que la période estivale est à nos portes et que les risques de contraintes thermiques doivent être pris en considération, le port de vêtements longs ou du couvre-vêtement est recommandé pour les contacts avec un cas confirmé ou suspect de COVID-19, lors d’interventions planifiées (ex. : perquisition, intervention dans un milieu insalubre ou autre, selon votre évaluation) ou en raison de la nature même du travail effectué (ex. : aménagement paysager, travaux routiers).

Les coronavirus ne se répliquent pas chez les insectes de sorte qu’ils ne peuvent pas transmettre la COVID-19.