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Transmission de la COVID-19

Mise à jour : 24 février 2021

En cette période de pandémie de COVID-19, plusieurs employeurs et travailleurs municipaux nous demandent quelles sont les mesures de prévention à prendre pour réduire la transmission de la maladie à coronavirus dans les milieux de travail.

D’entrée de jeu, il faut savoir que les employeurs et les travailleurs ont les mêmes obligations face à la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Pour plus d’informations sur ce sujet, consultez les Questions et réponses – COVID-19 de la CNESST.

De plus, puisqu’il essentiel d’avoir une bonne compréhension d’un risque pour pouvoir le prévenir efficacement, voici quelques informations qui vont vous permettre d’en apprendre davantage sur la transmission de la COVID-19.

Modes de transmission

Selon les informations disponibles à ce jour, la COVID-19 se propage de façon prédominante :

  • par les gouttelettes respiratoires générées lorsqu’une personne infectée parle, tousse ou éternue
  • par contacts rapprochés et prolongés entre les personnes (moins de 2 mètres, plus de 15 minutes)

À l’heure actuelle, aucune preuve directe ne démontre clairement que ce virus se transmet par voie aérienne, c’est-à-dire qu’il reste en suspens sur de plus longues distances, au-delà de quelques mètres.

La transmission par contacts indirects, soit par les surfaces et objets contaminés (ex. : papier) est, quant à elle, possible.

Le risque de transmission est augmenté dans des espaces restreints, ventilés de façon inadéquate, à forte densité d’occupants et lorsque la durée d’exposition est prolongée.

Source : COVID-19 : Modes de transmission et mesures de prévention et de protection contre les risques, incluant le rôle de la ventilation (INSPQ)


Pour plus d’informations, consultez :

Environnement intérieur

La viabilité des virus dans un environnement intérieur varie en fonction de la température de l’air, le degré d’humidité et selon le type de surface sur lequel ils se déposent. Par exemple, le virus semble survivre plus longtemps sur les surfaces lisses que sur les surfaces poreuses (ex. : tissus).

Le virus peut survivre dans l’air et sur les surfaces de quelques minutes à quelques heures, selon les contextes environnementaux.

Par conséquent, l’APSAM vous invite à consulter ses pages COVID-19 : Nettoyage et désinfection des surfaces, objets et vêtements et COVID-19 : Ventilation, tout comme la page COVID-19 : Modes de transmission et mesures de prévention et de protection contre les risques, incluant le rôle de la ventilation de l'INSPQ, pour plus d’informations sur les mesures spécifiques aux environnements intérieurs.

Environnement extérieur

La survie du virus sur les surfaces extérieures dépend aussi des conditions environnementales comme la température et l’humidité. Cependant, considérant que la transmission de la COVID-19 se produit principalement lorsqu’une personne infectée projette des gouttelettes à proximité d’une autre personne et l’important pouvoir de dilution de l’air ambiant, le risque d’être infecté par le virus dans l’environnement extérieur est considéré comme faible lorsque les mesures sont respectées.

La voie de transmission par objets ou surfaces inanimés contaminés demeure possible, même à l'extérieur.

Consultez les fiches COVID-19 : Environnement extérieur : questions-réponses et COVID-19 : Nettoyage et désinfection de surfaces de l'INSPQ pour en apprendre davantage sur la viabilité et la transmission du virus en environnement extérieur.

Enfin, l’APSAM vous invite à consulter sa page Mesures de prévention générales recommandées pour en apprendre davantage sur les mesures à mettre en place afin de réduire le risque de transmission de la COVID-19.

Retour à la page COVID-19

FAQ

Le risque de transmission de la COVID-19 lors de l’utilisation de fontaines d’eau doit être évalué en fonction des enjeux suivants :

  • La présence de goulots d’étranglement
  • La contamination des surfaces fréquemment touchées (ex. : boutons-poussoirs, robinet)
  • Une mauvaise hygiène des mains

Ce risque de transmission peut être réduit par l’adoption de certaines mesures :

  • Marquer le sol afin de garder un espacement de deux mètres entre les utilisateurs de fontaines d’eau.
  • Ajouter des distributeurs de solutions hydroalcooliques à proximité des fontaines d’eau de manière à ce que les usagers puissent se laver les mains avant et après son utilisation.
  • Nettoyer et désinfecter quotidiennement les fontaines d’eau. À ce sujet, consultez la page Nettoyage et désinfection des surfaces, objets et vêtements.
  • Utiliser une bouteille ou un gobelet individuel pour éviter, comme à l’habitude, de toucher directement le robinet de la fontaine d’eau (ex. : mains, lèvres)

À ce sujet, référez-vous à la question Quelles sont les mesures applicables à l’égard des fontaines d’eau? sur la page Questions et réponses pour les municipalités dans le contexte de la COVID-19 (Gouvernement du Québec).

Le risque de transmission de la COVID-19 lors de la prise de douches doit être évalué en fonction des enjeux suivants :

  • La présence de goulots d’étranglement.
  • La contamination des surfaces fréquemment touchées (ex. : commandes de la douche).
  • Le partage de matériel contaminé ou potentiellement contaminé.

Ce risque de transmission peut être réduit par l’adoption de certaines mesures :

  • Favoriser les douches individuelles.
  • Condamner une douche sur deux.
  • Réaménager les horaires (séquencer les douches).
  • Procéder à du marquage au sol pour garder un espacement de deux mètres.
  • Ajouter des barrières physiques suffisamment hautes : soit au moins 30 cm de plus que la personne la plus grande. Envisager une barrière de plus de 220 cm de hauteur ou jusqu’au plafond.
  • Éviter tout partage de matériel : chaque travailleur devrait avoir son propre casier et amener son matériel pour se laver et s’essuyer.
  • Nettoyer et désinfecter les douches et vestiaires. À ce sujet, consultez la page Nettoyage et désinfection des surfaces, objets et vêtements.

  • Sueur : Il n’a pas d’évidence scientifique à l’effet que le virus se transmet par la sueur.
  • Selles : Le virus est présent dans les selles. Cependant, les données disponibles ne rapportent aucun cas de transmission par aérosolisation de matières fécales.
  • Plaie: Il n’existe pas d’évidence scientifique à l’effet qu’une plaie soit un vecteur de transmission. Cependant, il est recommandé de toujours couvrir ses plaies par souci d’hygiène, et en raison de l’existence d’autres virus (ex. : hépatite, VIH).

Le contact peau à peau n’est pas une voie d’exposition très probante et les données disponibles à ce jour laissent croire que le virus ne traverse pas la peau et qu’il doit entrer par des muqueuses (yeux, nez, bouche) pour infecter.

Le port de vêtements longs ou du couvre-vêtement est tout de même recommandé pour les contacts avec un cas confirmé ou suspect de COVID-19, lors d’interventions planifiées (ex. : perquisition, intervention dans un milieu insalubre ou autre, selon votre évaluation) ou en raison de la nature même du travail effectué (ex. : aménagement paysager, travaux routiers).

Les coronavirus ne se répliquent pas chez les insectes de sorte qu’ils ne peuvent pas transmettre la COVID-19.