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COVID-19 : Gestion des cas et symptômes

Mise à jour : 27 octobre 2020

Évaluation des symptômes suggestifs de la COVID-19
Gestion des cas et des contacts
Gestion des travailleurs plus vulnérables (atteints d’une maladie chronique, immunosupprimés, âgés de 70 ans et plus ou travailleuses enceintes)
Application Alerte COVID
Autres références utiles

Évaluation des symptômes suggestifs de la COVID19

Les différents symptômes suggestifs de la COVID-19 sont :

1 symptôme parmi ceux-ci

OU

2 symptômes parmi ceux-ci

Apparition ou aggravation d’une toux

Fièvre (température de 38 oC et plus, par la bouche)

Difficulté respiratoire

Perte soudaine de l’odorat sans congestion nasale, avec ou sans perte du goût

Fatigue intense inhabituelle sans raison évidente

Douleurs musculaires ou courbatures inhabituelles (non liées à un effort physique)

Mal de tête inhabituel

Perte d’appétit importante

Nausées (maux de cœur), vomissements ou diarrhée dans les 12 dernières heures

Mal de gorge sans autre cause évidente

Toute personne qui présente l’un ou plusieurs de ces symptômes ou ayant été en contact avec une personne infectée ou qui pourrait l’être est invitée à communiquer avec la ligne d'information COVID-19 au 1 877 644-4545.

Gestion des cas et des contacts de cas

Les cas confirmés (par test ou lien épidémiologique), les personnes ayant des symptômes suggestifs de la COVID-19 ainsi que celles ayant eu un contact significatif avec un cas confirmé durant la période de contagiosité doivent toujours être retirés du milieu de travail.

À titre indicatif, le tableau ci-dessous présente différentes situations de gestion de cas et contacts susceptibles de se produire en milieu de travail. Pour toute questionnement à ce sujet, contactez votre équipe de santé au travail régionale.

SituationsConsignes1
Un travailleur a des symptômes suggestifs de la COVID-19
  • Isolement préventif du travailleur obligatoire (10 jours ou jusqu’à l’obtention d’un test négatif avec absence de fièvre depuis 48 h et autres symptômes depuis 24 h2)
  • Isolement préventif des contacts étroits3 recommandé (14 jours, peut être levé si le test du cas suspect est négatif)
Un travailleur passe un test de dépistage et reçoit un résultat positif
  • Isolement obligatoire du travailleur (10 jours)
  • Isolement préventif obligatoire des contacts étroits, même s’ils ont un test négatif durant cette période (14 jours)
Un travailleur passe un test de dépistage et reçoit un résultat négatif
  • Réintégration du travailleur si absence de fièvre depuis 48 h et autres symptômes depuis 24 h
    Exception : Le travailleur qui est un contact étroit d’un cas confirmé doit alors poursuivre son isolement jusqu’à la fin (14 jours)
  • Réintégration de ses contacts étroits
Un travailleur asymptomatique qui vit sous le même toit qu’une personne en attente d’un test ou du résultat du test
  • Isolement préventif du travailleur recommandé (14 jours, peut être levé si le test du cas suspect est négatif)
Un travailleur asymptomatique qui vit sous le même toit qu’un cas confirmé de COVID-19
  • Isolement préventif du travailleur obligatoire (pour la durée d’isolement du cas confirmé, soit 10 jours, puis pour 14 jours supplémentaires)
  • Le travailleur est invité à passer un test s’il développe des symptômes


1 La durée de l’isolement pour un cas confirmé doit être calculée à partir de la date d’apparition des symptômes ou de la date où le test a été effectué si le cas confirmé était asymptomatique. En ce qui a trait aux contacts de cas, la durée de l’isolement doit être calculée à partir de la date où s’est produite la dernière exposition à un cas confirmé ou suspect.

2 À l’exception d’un peu de toux ou de perte d’odorat, lesquelles peuvent persister.

3 Contact étroit :

  • Personne ayant eu un contact prolongé (au moins 15 minutes cumulatives ou continues, durant la période de contagiosité, laquelle débute 48 heures avant l’apparition des symptômes ou du test) ou selon l’évaluation du risque.
    Et
  • À moins de 2 mètres, avec un cas confirmé ou suspect qui n’appliquait pas les mesures recommandées d’isolement ou que le contact n’appliquait pas les mesures de contrôle.

Par conséquent, un milieu de travail a tout intérêt à mettre en place les mesures de contrôle recommandées afin de limiter la possibilité d’avoir des cas de contacts étroits et ainsi devoir les retirer du milieu.

Pour en apprendre davantage sur la gestion des cas et des contacts, consultez le webinaire COVID-19 : évolution des connaissances et des mesures de contrôle (voir l’extrait de 40:46 à 46:22).

L’INSPQ rend disponibles différents documents concernant la gestion des cas et des contacts dans la communauté, mais aussi dans le cadre du travail. Les voici :

Gestion des travailleurs plus vulnérables (atteints d'une maladie chronique, immunosupprimés, âgés de 70 ans et plus ou travailleuses enceintes)

Pour connaître les mesures de protection qui s’imposent dans le milieu de travail pour les travailleurs immunosupprimés ou ceux atteints d’une maladie chronique, consultez les documents suivants de l’INSPQ :

Pour plus d’informations, consultez l’extrait du webinaire de Réseau Environnement lors duquel Dr Stéphane Perron présente les conditions de réintégration des travailleurs immunosupprimés ou ayant une maladie chronique :

Pour connaître les recommandations de l’INSPQ pour les travailleuses enceintes ou qui allaitent, consultez ces documents :

Pour connaître les recommandations pour les travailleurs âgés de 70 ans et plus, consultez les documents suivants :

Enfin, pour en apprendre davantage sur la gestion des travailleurs plus vulnérables, consultez le webinaire COVID-19 : évolution des connaissances et des mesures de contrôle (voir l’extrait de 1:14:26 à 1:17:31).

Application Alerte COVID

L’application Alerte COVID permet aux utilisateurs de recevoir une notification s’ils ont été en contact avec quelqu'un qui a reçu un diagnostic positif de COVID-19. Pour plus d’informations sur cette application, référez-vous à la page Alerte COVID (Gouvernement du Québec) et à la question Est-ce qu’un employeur peut exiger à son travailleur d’installer l’application Alerte COVID? dans la page Questions et réponses – COVID-19 (CNESST).

Le travailleur qui reçoit une telle notification doit s’isoler et contacter la ligne d’information COVID-19.

Afin d’en apprendre davantage sur les enjeux reliés à l’utilisation de cette application en milieu de travail, visionnez le segment du webinaire COVID-19 : évolution des connaissances et des mesures de contrôle (voir l’extrait de 32:27 à 35:48).

Autres références utiles

Le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) a produit différents documents présentant les recommandations à suivre en cas de symptômes suggestifs de la COVID-19 ou si une personne est identifiée comme contact d’un cas confirmé à la COVID-19 :

Le MSSS a également produit un Répertoire de liens pouvant être utiles pour la gestion des cas et des contacts de la COVID 19.

Enfin, référez-vous à la page COVID-19 : Reprise et continuité des activités : exemples pour le secteur municipal où se trouvent différents exemples de mesures de prévention à implanter et d’outils à utiliser spécifiques à la gestion des cas et symptômes et à l’exclusion des lieux de travail.

Retour à la page Mesures de prévention générales recommandées
Retour à la page COVID-19

FAQ

L’APSAM vous invite à consulter la réponse à cette question à la page Questions et réponses – COVID-19 (CNESST). Voir la question « Quel est le délai pour le retour au travail d’un travailleur qui a eu la COVID-19? »

L’exclusion des personnes symptomatiques fait partie de mesures de prévention à mettre en place pour réduire le risque de transmission à la COVID-19.

Il est de la responsabilité de tout employeur, d’une part, d’informer et de rappeler à ses travailleurs de ne pas se présenter au travail s’ils ressentent un ou plusieurs des symptômes compatibles de la COVID-19 et, d’autre part, de valider auprès de ces derniers leur état de santé à chaque quart de travail.

Cette validation peut être effectuée par l’entremise d’un questionnaire administré par l’employeur, d’un outil d’auto-évaluation pour les travailleurs ou par tout autre moyen efficace qui respecte les mesures d’hygiène et de distanciation physique. Or, il faut savoir que l’auto-évaluation seule peut ne pas être suffisante. En effet, il est demandé à tout employeur qui utilise une telle méthode de corroborer l’absence de symptôme auprès des travailleurs (ex. : valider en début de quart que personne n’a de symptômes et le consigner dans un registre de suivis).

En contrepartie, les travailleurs ont la responsabilité de déclarer tout symptôme ressenti qui est compatible avec la COVID-19 et de ne pas se présenter sur les lieux de travail, le cas échéant. De plus, ils doivent respecter les consignes d’isolement, entre autres, s’ils sont de retour d’un pays étranger, s’ils sont en attente d’un test ou du résultat d’un test pour la COVID-19 et s’ils ont été identifiés comme un contact d’un cas confirmé (Informations générales sur la maladie à coronavirus (COVID-19) : consignes d'isolement [MSSS])

Pour en apprendre davantage à ce sujet, consulter la section Exclusion des personnes symptomatiques des lieux de travail du Guide de normes sanitaires en milieu de travail – COVID-19 et l’aide-mémoire à ce sujet (CNESST).

La CNESST rappelle dans sa Liste de vérifications quotidiennes que « les fournisseurs, les sous-traitants, les partenaires et la clientèle ont été informés des mesures mises en œuvre dans l’entreprise pour contrôler les risques associés à la COVID-19. Ils ont été sensibilisés à l’importance de les respecter, et leur collaboration a été sollicitée. » En ce sens, l’employeur doit les informer que l’accès aux lieux de travail sera refusé à toute personne qui présente des symptômes compatibles à la COVID-19.

En outre, l’employeur doit s’assurer que toute personne qui se présente sur les lieux de travail n’a pas de symptôme. La mesure choisie pour ce faire doit l’être en fonction de l’évaluation du risque (ex. : nature du lieu, niveau de transmission communautaire dans la région, mesures de prévention qui sont déjà mises en place, l’achalandage du lieu).

L’Outil d’autoévaluation des symptômes de la COVID-19 (Gouvernement du Québec) et le Questionnaire des symptômes (INSPQ) sont deux outils qui permettent l’évaluation des symptômes.

Pour en savoir davantage au sujet des questions complémentaires à poser aux travailleurs, référez-vous à la question Comment l’employeur doit-il vérifier l’état de santé des travailleurs de la page Questions et réponses – COVID-19 (CNESST). Ces questions sont d’intérêt pour l’ensemble des secteurs.

La prise de température effectuée de manière systématique avant l’entrée au travail n'est pas recommandée puisque ce ne sont pas tous les cas de COVID-19 qui présentent de la fièvre, la température fluctue grandement dans la journée, différents éléments peuvent fausser la lecture des résultats, dont la prise de médicaments et la consommation de boissons chaudes ou froides et certains appareils peuvent présenter une marge d’erreur significative.

Si une telle méthode est toutefois retenue, il est primordial que :

  • les travailleurs affectés à la prise de température et la surveillance de symptômes demeurent à une distance de 2 mètres des personnes évaluées ou portent les ÉPI (masque de procédure, protection oculaire);
  • une validation de l’état de santé des travailleurs par un questionnaire soit effectuée de manière complémentaire;
  • la ou les personnes désignées à cette tâche soient formées sur les éléments suivants : le nettoyage du matériel utilisé, la prise de température fiable, les équipements de protection (masque de procédure, gants et visière) et l’hygiène des mains rigoureuse avant et après avoir retiré les gants.

Sources : COVID-19 : Mesures de prévention en milieu de travail : recommandations intérimaires et Questionnaire des symptômes COVID-19 (voir l'annexe) de l'INSPQ.

Il est nécessaire de mettre en place une procédure dans l’éventualité où un travailleur commencerait à ressentir un ou plusieurs symptômes sur les lieux de travail. Cette procédure doit permettre de l’isoler dans un local, de lui faire porter un masque de procédure et doit prévoir d’appeler le 1 877 644-4545. Il faut aussi prévoir de fermer, autant que faire se peut, les zones utilisées par les personnes infectées et d'attendre au moins trois heures avant de commencer le nettoyage et la désinfection (COVID-19 : Nettoyage de surfaces (INSPQ)).

Il est recommandé de contacter votre direction régionale de santé publique pour obtenir de l’aide dans l’élaboration de cette procédure et la mise en place de mesures préventives.

Source : COVID-19 : Mesures de prévention en milieu de travail : recommandations intérimaires (INSPQ)

Les symptômes suggestifs des allergies saisonnières sont : les yeux qui coulent, le nez qui pique, les éternuements. Ces symptômes ne sont pas compatibles avec ceux de la COVID-19 et sont, par le fait même, faciles à distinguer. Il est toutefois recommandé, pour les personnes qui ont des allergies saisonnières, de prendre la médication nécessaire avant d’aller au travail afin d’éviter toute confusion.

En ce qui concerne les modalités de dépistage, l’APSAM vous invite à consulter les pages Tests de dépistage pour la COVID-19 (Gouvernement du Québec), Directives cliniques aux professionnels et au réseau pour la COVID-19 (MSSS) et Questions-réponses concernant les prélèvements et analyses TAAN pour la COVID-19 (MSSS).

L’APSAM vous invite à consulter la réponse à la question 12 du volet « Employeurs » du guide Coronavirus [COVID-19] : informations et recommandations à l’intention des employeurs et des travailleurs (Ordre des conseillers en ressources humaines agréés).